Naturopathe Rennes
07 67 16 67 45

Archives for SPM

Infographie des symptômes syndrome prémenstruel

Comment savoir si je souffre de SPM ?

Les symptômes du syndrome prémenstruel touchent une grande majorité de femmes, pourtant ils restent souvent mal diagnostiqués . Beaucoup attribuent leurs symptômes au stress, à la fatigue ou à une fatalité liée à la féminité. Pourtant, identifier clairement le SPM est la première étape indispensable pour retrouver un équilibre hormonal et un confort de vie.

Comprendre les symptômes du syndrome prémenstruel?

Le SPM désigne un ensemble de manifestations physiques et émotionnelles qui apparaissent durant la phase lutéale du cycle (après l’ovulation) et qui s’arrêtent généralement avec les règles.

Contrairement aux idées reçues, souffrir chaque mois n’est pas une « normale ». Si vos symptômes perturbent votre vie sociale, professionnelle ou personnelle, il s’agit d’un syndrome qui nécessite une attention particulière. 80% des femmes seraient concernées mais ce n’est pas parce que c’est commun que c’est normal !

Les symptômes du SPM

Les fluctuations hormonales, notamment le déséquilibre entre œstrogènes et progestérone, provoquent des signes corporels caractéristiques :

  • Douleurs mammaires (Mastodynie) : Des seins tendus, gonflés et une hypersensibilité au toucher.

  • Troubles digestifs et ballonnements : Sensation de ventre gonflé, rétention d’eau (prise de poids temporaire de 1 à 3 kg) et modifications du transit.

  • Maux de tête et migraines hormonales : Souvent localisés et persistants, ils surviennent quelques jours avant les règles.

  • Fatigue intense et troubles du sommeil : Un épuisement profond qui ne cède pas au repos, parfois accompagné d’insomnies.

Côté psychique, on retrouve aussi :

  • Irritabilité et colère : Une sensation de perte de contrôle émotionnel face aux stress du quotidien.

  • Anxiété et déprime passagère : Des sentiments de tristesse ou des pleurs inexpliqués qui disparaissent dès l’arrivée des règles.

  • Brouillard mental : Difficultés de concentration, oublis et baisse de la productivité.

Comment diagnostiquer le SPM ?

Tout repose dans le calendrier !

Un symptôme n’est lié au SPM que s’il respecte deux conditions :

  1. Il apparaît après l’ovulation

  2. Il disparaît totalement dans les 24 à 48h après le début des règles.

Attention, il existe une forme plus grave et heureusement plus rare de SPM : le TDPM (Trouble Dysphorique Prémenstruel). Il se caractérise par des symptômes émotionnels invalidants, qui ne permettent pas de vivre normalement et peuvent mener à des envies de suicide. Il faut absolument consulter un spécialiste et ne pas rester seule face à cette maladie. Tu peux aller lire ici la description médicale.

Pourquoi mettre un nom sur ce qui se passe change tout ?

Identifier officiellement votre syndrome prémenstruel, c’est d’abord sortir de l’ombre et de la culpabilité. Pour beaucoup de femmes, mettre un nom sur cette tempête mensuelle apporte un immense soulagement psychologique : vous comprenez enfin que vos réactions ne sont pas un « manque de volonté », mais le résultat d’une réalité physiologique et neurochimique.

Cette reconnaissance est le point de départ d’une nouvelle relation avec votre corps. En apprenant à cartographier votre cycle, vous cessez de subir pour commencer à anticiper. Vous pouvez alors adapter votre emploi du temps, vos besoins de repos et votre alimentation en fonction de vos variations hormonales.

Gardez en tête que le SPM n’est pas une fatalité avec laquelle vous devez apprendre à vivre dans la douleur. C’est un signal d’alarme que votre corps vous envoie, souvent pour pointer un besoin de soutien au niveau du foie, de la gestion du stress ou des carences micronutritionnelles. De la modification de l’hygiène de vie aux approches naturelles ciblées, des solutions existent pour retrouver une vie sereine tout au long du mois. Vous avez le droit de ne plus souffrir, et cela commence par cette prise de conscience.

Si tu sens que tu es concernée par le SPM et que tu souhaites que je t’accompagne pour t’en sortir durablement, n’hésite pas à prendre rendez-vous avec moi ! 

Lire la suite

Comment savoir si tu souffres de Syndrome Prémenstruel ?

Le Syndrome Prémenstruel, ou SPM de son petit nom. On en parle beaucoup, on se file des conseils sous le manteau parce que ça a marché pour la cousine. Mais comment savoir si tu souffres de Syndrome Prémenstruel ? Y-a-t-il des tests à réaliser pour être sûre? Je te dis tout dans cet article

Le SPM, késako ?

Pour rappel, le SPM regroupe toutes les manifestations physiques et/ou psychologiques qui peuvent arriver quelques jours avant tes règles. Et le panel est large !

En effet, plus de 350 manifestations ont été recensées comme pouvant arriver aux femmes pendant la période prémenstruelle. Parmi les manifestations les plus communes, on retrouve les tensions dans les seins, l’acné, la rétention d’eau ou encore l’irritabilité, la tristesse ou encore les fringales…

Pour plus d’informations, je te conseille la lecture  de cet article.

Il est important ici de rappeler que le SPM n’est pas physiologique. Si la période prémenstruelle sera toujours un peu challengente car les hormones sautent à saute-mouton, il n’est pas normal de se sentir mal au point de mettre sa vie entre parenthèse. Si cela est souffrant, cela n’est ni physiologique ni normal.

Comment savoir si tu souffres de Syndrome Prémenstruel ?

La notion clé est la TEMPORALITE.

En effet, il n’existe pas de tests sanguins qui pourraient permettre un diagnostic. Ce dernier va reposer uniquement sur l’analyse de tes problématiques et sur leur survenue dans ton cycle.

Plusieurs critères sont importants pour rattacher tes problèmes à ton cycle et plus particulièrement à ton SPM :

  1. les manifestations arrivent entre l’ovulation et les règles (parfois un peu avant l’ovulation ; voir l’article Un SPM à l’ovulation , et parfois un peu après les règles)
  2. les règles apportent dans l’immense majorité des cas un soulagement
  3. tes manifestations te laissent tranquilles une partie du cycle.

Il est important de comprendre que si une problématique, par exemple l’irritabilité, est toujours présente, elle ne pourra pas être imputée au SPM. Cependant le SPM pourra aggraver cette caractéristique de ta personnalité.

Pour résumer, on caractérise de manifestation du SPM ce qui arrive entre l’ovulation et les règles et te laisse tranquille pendant le reste de ton cycle.

Un Syndrome Prémenstruel variable 

Et oui, ce serait trop simple  à identifier ! Le SPM est différent pour chaque femme. Mais il varie en plus pour chaque femme entre chacun de ses cycles, que ce soit en terme de durée, d’intensité ou encore de manifestations.

C’est un joli reflet de ton mode de vie sur les 3 derniers mois, un signal d’alerte.

Ainsi si tu n’es pas sujette au SPM mais que d’un coup tu te retrouves en dragon irritable, il est intéressant de comprendre et d’analyser ce qui s’est passé sur les dernières semaines qui peut expliquer ce déséquilibre.

A noter que certaines périodes peuvent être plus chahutantes côté SPM : la puberté, l’après bébé, l’arrêt pilule et la préménopause. Autant de périodes placées souvent sous le signe du déséquilibre hormonal et qui peuvent impacter à la hausse ton SPM.

Pratico pratique : comment savoir si tu souffres de SPM

Il est fondamental de suivre ton cycle.

C’est la condition pour réussir à tracker ton SPM.

Choisis de le suivre sur l’outil qui te convient le mieux : agenda, papier, fleur de cycle, application…

Mais note afin de pouvoir analyser ensuite :

  • tes règles (je rappelle que le premier jour des règles est le jour du flux rouge)
  • ton ovulation (idéalement en prenant ta température ou au moins en analysant ta glaire cervicale). Pour plus d’informations, je te recommande l’article Comment savoir si j’ovule sur le site de Kiffe ton Cycle
  • les manifestations problématiques que tu souhaites rattacher (ou non) à ton SPM : ton humeur, tes migraines, tes fringales, tes douleurs aux seins..

C’est en analysant la périodicité de tes problèmes que tu pourras comprendre d’où ils viennent !

Une fois repérés, charge à toi de faire les modifications nécessaires pour apaiser ton SPM en allant travailler ton équilibre hormonal.

Si tu veux que je t’accompagne sur le chemin de l’apaisement, n’hésite pas à me contacter si tu veux que je t’accompagne !

Lire la suite

Sérotonine et œstrogènes : un enjeu pour atténuer le SPM

A chaque cycle c'est la même chose : quelques jours avant tes règles, tu te sens énervée, irritable, en colère. Parfois tu sombres dans la tristesse et la déprime, surfant sur des montagnes russes émotionnelles. Ou encore tu te rues sur tous les paquets de gâteaux qui trainent dans la maison. Bienvenue dans le monde merveilleux du syndrome prémenstruel, aka SPM.
Des liens sont faits entre les variations des œstrogènes et la sérotonine. Et donc entre SPM et sérotonine. Découvre pourquoi dans cet article.

Sérotonine et SPM, présentation des acteurs

Si tu as encore un doute concernant le Syndrome Prémenstruel, je te conseille la lecture de l’article Non, le Syndrome Prémenstruel n’est pas une fatalité !. Si tu dois retenir une chose concernant le SPM, c’est que les manifestations doivent te laisser tranquille une partie du cycle et qu’il y en a plus de 150, qui peuvent varier chaque mois.

Intéressons nous plus précisément à la sérotonine. Cette dernière est produite principalement au niveau de l’intestin (d’où l’important d’avoir un microbiote équilibré !), à partir d’un acide aminé, le tryptophane.

Ses rôles sont multiples :

  • régulation de l’humeur : on la surnomme également la molécule du bonheur, du bien-être
  • régulation des mouvements intestinaux
  • impact sur le cycle veille-sommeil avec une régulation du rythme circadien

En cas de manque de sérotonine, on retrouve généralement :

  • addictions
  • troubles alimentaires avec notamment pulsions sucrées et hyperphagie
  • hypersensibilité
  • repli sur soi
  • déprime, anxiété
  • manque de recul, susceptibilité
  • sensibilité accrue à la douleur.

Œstrogènes et sérotonine, des liens étroits

Après l’ovulation, nous rentrons dans la phase lutéale avec une forte sécrétion de progestérone. Mais les œstrogènes ne sont pas en reste et continuent à être sécrétés mais de façon très variable.

Ces variations dans la sécrétion des œstrogènes ne sont pas sans impact sur la sérotonine. Il existe plusieurs liens entre ces deux molécules.

  • les œstrogènes impactent la production de la sérotonine car ils agissent sur l’enzyme qui transforme le tryptophane en sérotonine. Des niveaux élevés en œstrogènes auront ainsi tendance à élever la sécrétion de sérotonine. Et des niveaux bas à l’entrainer dans la chute. C’est pourquoi la sécrétion de sérotonine fait également de fortes variations en période prémenstruelle
  • ils peuvent également influencer sa libération. Des niveaux bas d’œstrogènes peuvent diminuer la libération de sérotonine dans certaines régions du cerveau
  • les œstrogènes peuvent aussi affecter la dégradation de la sérotonine en régulant les niveaux de l’enzyme responsable (enzyme monoamine oxydase ou MAO)
  • enfin la sensibilité des récepteurs de la sérotonine peut être impactée par les œstrogènes qui affectent l’expression et l’activité de ces récepteurs.

Les fortes variations des œstrogènes en période prémenstruelle ont donc un impact fort sur la sérotonine par différents axes. SPM et sérotonine sont donc liés.

Comment soutenir la sérotonine naturellement ?

La sérotonine est sécrétée à partir d’un acide aminé, le tryptophane. Idéalement dans un environnement glucidique qui va faciliter le passage via la barrière hémato-encéphalique. Au contraire la consommation de protéines animales limitera la transformation. C’est pourquoi il est conseillé d’éviter de consommer des protéines animales le soir.

Personnellement je suis une grande fan de la collation sérotonine vers 16h : un fruit frais (banane, kiwi), quelques oléagineux et un ou deux carreaux de chocolat noir.
Il existe également des aliments riche en tryptophane : avocat, cottage cheese, œuf
On veillera également à avoir des apports suffisants sur les cofacteurs : magnésium, vitamines du groupe B, fer, zinc, oméga 3.

Certains comportements aident également à soutenir cette sérotonine : gestion du stress au travers de la cohérence cardiaque, activité physique modérées, un massage, marcher pieds nus…

Il est également possible de se supplémenter soit en tryptophane soit en 5HTP (première étape de la transformation du tryptophane dans le corps). Attention, certaines personnes supporteront mal le tryptophane et pourront ressentir un vrai dérèglement intestinal, avec notamment des diarrhées et une hypersensibilité. En cas de doute ou sur un terrain intestinal déjà compliqué, on préfèrera donc la version 5HTP (griffonia).

Envie de sortir de l’enfer du Syndrome Prémenstruel ? La piste de la sérotonine pour botter les fesses au SPM sera à prendre en compte. Mais pas que ! Je le répète encore une fois : ce n’est pas en prenant du tryptophane que ton SPM va s’envoler ! OU alors si, il va y avoir une amélioration, mais éphémère.

Si tu veux vraiment te sortir du SPM, il va falloir aller regarder également la piste du déséquilibre hormonal par exemple. Et cela passe par un travail global sur ton alimentation, ta gestion du stress, ton sommeil ou encore ton activité physique !

N’hésite pas à me contacter si tu veux avoir plus d’explications et pourquoi pas que je t’accompagne sur le chemin d’une période prémenstruelle apaisée !

Lire la suite